2001, Noyer cendré canadien, 12 pieds de hauteur dans un cercle de 55 pouces de diamètre
Photo: de l'artiste
Jardin d'arbres de la Domtar, Montréal
Paysagiste : Malaka Ackaoui
Le Jardin d’arbres est composé d’éléments symboliques très évocateurs. Cet espace de repos au centre-ville comporte aussi une fonction contemplative qui permettra aux usagers de réfléchir sur diverses composantes de la forêt (environnementale, technologique, économique, paysagère...). Ce projet de sculpture ne s’éloigne pas de ces intentions : forme, matériau, savoir-faire et iconographie s’unissent pour faire écho au programme du Jardin d’arbres.
Cette sculpture se présente comme un singulier Totem à 4 mâts. Les 17 têtes d’ours en bois qui s’imbriquent les unes sur les autres, réalisent d’étonnants jeux d’assemblage. Les différentes élévations suggèrent un mouvement ascendant, s’harmonisant ainsi au relief du paysage à cet endroit du Jardin.
Cette sculpture présente par le matériau, sa verticalité et l’iconographie des liens de familiarité avec le mât totémique. Le Totem, animal végétal des Premières nations de la côte Ouest était considéré comme l’ancêtre et le protecteur du clan. Nous le considérerons ici comme le protecteur de la ressource pour les générations futures. Le mouvement ascendant hélicoïdal en fait une « colonne sans fin », appuyant l’idée du renouvellement et de la pérennité. La base circulaire d’aluminium vient renforcer l’idée de la nécessité d’un point d’ancrage et d’un lieu d’origine.
L’ours est symbole de sagesse et de médecine pour les cultures amérindiennes. Pour le nord-américain d’origine occidental il représente l’animal mythique par excellence. Sa présence nous rappelle sur ce site la nécessité d’être « sage » afin de conserver et de protéger la forêt et la biodiversité des écosystème. Ce symbole est multiplié étant donné la croissance par le centre de la tête (qui est comme on le sait le lieu de la pensée). Est aussi sous-jacente l’idée du partage, de l’appartenance à la famille et à l’univers tout entier.
Les petits fruits bleus des genévriers derrière cette sculpture sont très appréciés des ours. La sculpture dialogue à un autre niveau avec l’environnement paysager. La création d’un site aux niveaux de terrain variés trouve son point culminant dans le mouvement ascendant de la sculpture. Du nord au sud : la butte (6 pieds), les roches (2 pieds), le niveau du sol puis, le mouvement hélicoïdale vers le sommet de la sculpture. La sculpture est monumentale mais ne domine pas l’ensemble. Elle sert de gabarit pour donner pleine puissance à la nature. En fait, elle se situe par son échelle, entre l’homme et la nature (qui s’exprime pleinement avec les bouleaux, épinettes et sapins.
Bien que l’on voit très rarement des sculptures en bois, à l’extérieur, dans notre environnement urbain, je trouve que c’est ici tout à fait pertinent.
2009
Outre l’atmosphère surréaliste -les rencontres de choses fortuites- la sculpture présente une introduction au travail du métal : le dessin, les coupes, la forge, le métal poinçonné... »
2008
Sur le socle central de granit tangue une barque feuille. À distance, dans l’enceinte de plantes ... »
2003
La sculpture est monumentale et elle sert de phare pour donner pleine puissance à la symbolique communautaire. »
2002
C’est en tant qu’espace ludique par excellence que le jeu du Tangram, conçu il y a 4000 ans, est devenu l’élément iconographique structurant de cette installation. »