Art public

Sept ours, 2000, Bois de noyer cendré, acier, laiton, aluminium, pierre de granite blanc., Maison : Hauteur 140 cm, largeur 125 cm.  Diamètre du cercle : 230 cm. - Ours : Hauteur 82 cm, largeur 105 cm. Diamètre du cercle : 155 cm. , Photo : Joanie Lévesque

Sept ours

2000, Bois de noyer cendré, acier, laiton, aluminium, pierre de granite blanc., Maison : Hauteur 140 cm, largeur 125 cm. Diamètre du cercle : 230 cm. - Ours : Hauteur 82 cm, largeur 105 cm. Diamètre du cercle : 155 cm.

Photo: Joanie Lévesque

Sept Ours

Cégep Marie-Victorin depuis 2008 (sculpture permanente)

Parc Benny, Montréal, été 2000

 

Il s’agit d’un polyptyque constitué d’un monolithe central et de 3 éléments modulaires en gravitation. Se démarque de l’ensemble une maisonnette triangulaire dont les murs sont d’épaisses plaques d’aluminium desquelles on a prélevé un profil d’ours. Trois ours rayonnent autour de la maison et correspondent par leur forme et leur nature aux découpes faites dans les murs. Le premier de ces ours en métal est doublé d’un autre, plus mince, peint en noir et légèrement décalé. Le second est perforé d’une ope identique à celles de la maisonnette. Des ronds de gravelles de couleur claire cernent l’environnement de chacune des parties, en soulignent la présence et  renforcent la cohésion de l’ensemble.

 

La forme des jeux

 

Les divers éléments ont été choisis et disposés suivant les échos qu’ils se donnent par leurs formes, textures et couleurs. Les composantes sont volontairement simples et modulaires, de façon à proposer au spectateur de reconstruire mentalement l’œuvre telle qu’elle était avant d’éclater. L’intérêt de cette interaction est soutenu et nuancé par la modification et la retouche des pièces du puzzle : polychromie, dédoublement suggérant le mouvement, orientations différentes,   épaisseurs et textures variées des matériaux. Les gravelles dont sont constituées les « îlots » réfèrent d’abord au carré de sable pour enfants.

J’ai longtemps travaillé avec le motif de la maison, puis plus récemment avec celui de l’ours de l’enfance. Dans le projet présent, ce dernier évoque un animal « sauvage » débusqué et ramené au  Jardin; il  témoigne de la proximité d’un passé agricole duquel découle la qualité de vie actuelle dans les quartiers périphériques.

 

De l’autre côté du miroir

 

L’échelle réduite de l’oeuvre ramène l’adulte dans le corps d’un enfant, et place ce dernier dans une ambivalence de perception : est-ce un jeu géant ou la réalité à échelle réduite? C’est cette approche sens dessus dessous (à la façon de Gulliver ou d’Alice au pays des merveilles) qu’il convient d’avoir pour pénétrer véritablement l’œuvre. Et puis que cherchent les ours dans leur danse périphérique ? La réponse est donnée par la maison qui, par sa forme triangulaire, évoque une rose des vents. Elle pointe d’ailleurs un lieu mythique, l’étoile Polaire indicatrice du nord. Ainsi les ronds de gravelles évoquent les étoiles d’une constellation particulière, la Petite Ourse, qui porte en elle la clef de voûte de son propre système : une étoile plus lumineuse que les autres. Le puzzle propose ainsi une énigme et plusieurs réponses.

Autrefois les navigateurs identifiaient les étoiles pour trouver leur chemin. Elles nous permettent encore aujourd’hui de nous situer et elles font naître, pour qui les observe un sentiment d’humilité, un rapport intime avec  l’univers. Étant encore des enfants, la spontanéité de cette communion s’effectuait par le jeu, par l’imaginaire. Comme l’affirme Hubert Reeves « nous sommes d’abord terriens, solaires, fils et filles de l’univers. (...) Nos racines sont dans les étoiles ». Ce parcours qu’offrent les divers éléments est donc un lieu de méditation et un prétexte à la réflexion sur notre existence. L’oeuvre est tel un jardin à stations où les cercles de pierres, selon leur disposition, ne font pas que marquer  un lieu mais imputent aussi un rythme, comme le font les pas japonais où le visiteur doit marquer une pause et admirer la perspective.         

En avant comme en avant, 2009, Relief en aluminium, longueur : 330 cm, Photo : Joanie Lévesque

En avant comme en avant

2009

Outre l’atmosphère surréaliste -les rencontres de choses fortuites- la sculpture présente une introduction au travail du métal : le dessin, les coupes, la forge, le métal poinçonné... »

L'embarquement, 2008, Laiton, Hauteur de la barque: 170cm, Photo : Joanie Lévesque

L'embarquement

2008

Sur le socle central de granit tangue une barque feuille. À distance, dans l’enceinte de plantes ... »

Jeux de paysage, 2005, Bois polychrome, 57 x 110 x 12 cm, Photo : Michel Saulnier

Jeux de paysage

2005

J'ai intégré des images de paysage capté lors de promenade familiale »

La famille, 2003, Bois d'acajou laminé, haureur:500 cm, surface: carré de 245 cm, Photo : Michel Saulnier

La famille

2003

La sculpture est monumentale et elle sert de phare pour donner pleine puissance à la symbolique communautaire. »

Jeux, 2002, Cuivre, aluminium peint, 160 x 350 x 5 cm, Photo : Michel Saulnier

Jeux

2002

C’est en tant qu’espace ludique par excellence que le jeu du Tangram, conçu il y a 4000 ans, est devenu l’élément iconographique structurant de cette installation. »

Écho, 2001, Noyer cendré canadien, 12 pieds de hauteur dans un cercle de 55 pouces de diamètre, Photo : de l'artiste

Écho

2001

Cette sculpture se présente comme un singulier Totem à 4 mâts »

Sept ours, 2000, Bois de noyer cendré, acier, laiton, aluminium, pierre de granite blanc., Maison : Hauteur 140 cm, largeur 125 cm.  Diamètre du cercle : 230 cm. - Ours : Hauteur 82 cm, largeur 105 cm. Diamètre du cercle : 155 cm. , Photo : Joanie Lévesque

Sept ours

2000

Il s’agit d’un polyptyque constitué d’un monolithe central et de 3 éléments modulaires en gravitation »

Trois ours, 2000, Bois, cuivre, aluminium, 210 cm x 155 cm (chaque élément), Photo : Michel Saulnier

Trois ours

2000

L’œuvre est un triptyque, l’ensemble occupe la majeure partie du mur. »