Art public

Jeux, 2002, Cuivre, aluminium peint, 160 x 350 x 5 cm, Photo : Michel Saulnier

Jeux

2002, Cuivre, aluminium peint, 160 x 350 x 5 cm

Photo: Michel Saulnier

Jeux

Centre de diffusion et de production en théâtre, Jonquière

Peinture scénique: Réalisation Serge Lapierre du théâtre La Rubrique

 

     « Le jeu est fondé sur cette possibilité pour tout système de déborder son propre principe de réalité et de se réfracter dans une autre logique. Tel est le secret de l’illusion et l’enjeu est au fond toujours cette dimension vitale. (...) C’est à sauver cette règle ironique du jeu qu’ont travaillé pendant des siècles ce que nous appelons l’art, le théâtre, le langage (...). C’est là que s’est conservée une stratégie des apparences, c’est à dire une maîtrise des apparitions et des disparitions, et en particulier la maîtrise sacrificielle de l’éclipse du réel. »

Jean Baudrillard, Les stratégies fatales. 

 

      Ce projet est composé de deux pièces murales en relief. Au rez-de-chaussée des plaques de cuivre peint schématisant le profil de deux ours assis et se faisant face.  Au premier étage se succèdent  un carré et trois lettres formant le mot JEU ; les modules sont cette fois faits de plaques d’aluminium très épais et aussi peintes.

     La finalité des oeuvres ici proposées est de suggérer aux gens quelques éléments clés de la mise en scène et du jeu de l’acteur. C’est principalement en ce sens que ce projet s’intègre au lieu et à sa fonction de production-diffusion en théâtre.

     La couleur de fond des 2 murales joue sur l’opposition du clair et de l’obscur, suggérant tant la comédie que la tragédie. Il s’agit donc d’un véritable « décor » utilisant la technique de la peinture scénique. Le travail de la scénographie est ainsi associé au Jeu et à la mise en scène, illustrant la dimension communautaire du théâtre.

 

Motivations du propos

 

     C’est en tant qu’espace ludique par excellence que le jeu du Tangram, conçu il y a 4000 ans,  est devenu l’élément iconographique structurant de cette installation. Le carré du Tangram se décompose en 7 pièces à partir desquelles on peut créer toutes sortes de combinaisons. Jeu d’imagination, apprécié de Lewis Carroll et de Edgar Alan Poe, il évoque le jeu théâtral avec ses transformations, ses masques, ses trompe-l’œil...

 

     Au premier étage les quatre éléments composent un hommage à la richesse métaphorique du carré; pensons à la scène d’un théâtre, au tableau de classe, à une toile à peindre que l’on décrit souvent comme une fenêtre ouverte sur le monde, à l’écran de l’ordinateur, au carré du jeu de Tangram... Pensons également au carré de sable dans lequel l’enfant reporte pour la première fois son univers et où il invente ses premières histoires. À la façon d’un artiste plasticien jonglant avec quelques éléments de figuration, j’ai donc tenté d’évoquer la présence, le silence, les rôles, les masques, l’espace...

 

      Au rez-de-chaussée, l’observateur est placé devant deux acteurs se livrant à un jeu d’apparition et de disparition. Deux ours à la limite de la figuration emprisonnent un espace négatif mettant en scène un autre Tangram (une forme singulière en négatif apparaît). Paradoxe, la polychromie masque en grande partie le riche matériau; la couleur masque-t-elle le personnage ou l’étincelant chanfrein soulignent-il le masque ?

     L’iconographie se révèle ici telle un secret. L’ours nie quelque peu son identité, n’est à prime abord qu’un jeu de formes ; ensuite il devient un masque devant un symbole de richesse et de transcendance : Le cuivre, proche parent de l’or, est ici un symbole alchimique de l’acteur. Mais à l’origine j’ai choisi l’ours, mon animal fétiche, parce qu’il touche l’affect des gens (le plaisir de la reconnaissance lié à l’enfance) et qu’il se dresse toujours comme un symbole de sagesse.

En avant comme en avant, 2009, Relief en aluminium, longueur : 330 cm, Photo : Joanie Lévesque

En avant comme en avant

2009

Outre l’atmosphère surréaliste -les rencontres de choses fortuites- la sculpture présente une introduction au travail du métal : le dessin, les coupes, la forge, le métal poinçonné... »

L'embarquement, 2008, Laiton, Hauteur de la barque: 170cm, Photo : Joanie Lévesque

L'embarquement

2008

Sur le socle central de granit tangue une barque feuille. À distance, dans l’enceinte de plantes ... »

Jeux de paysage, 2005, Bois polychrome, 57 x 110 x 12 cm, Photo : Michel Saulnier

Jeux de paysage

2005

J'ai intégré des images de paysage capté lors de promenade familiale »

La famille, 2003, Bois d'acajou laminé, haureur:500 cm, surface: carré de 245 cm, Photo : Michel Saulnier

La famille

2003

La sculpture est monumentale et elle sert de phare pour donner pleine puissance à la symbolique communautaire. »

Jeux, 2002, Cuivre, aluminium peint, 160 x 350 x 5 cm, Photo : Michel Saulnier

Jeux

2002

C’est en tant qu’espace ludique par excellence que le jeu du Tangram, conçu il y a 4000 ans, est devenu l’élément iconographique structurant de cette installation. »

Écho, 2001, Noyer cendré canadien, 12 pieds de hauteur dans un cercle de 55 pouces de diamètre, Photo : de l'artiste

Écho

2001

Cette sculpture se présente comme un singulier Totem à 4 mâts »

Sept ours, 2000, Bois de noyer cendré, acier, laiton, aluminium, pierre de granite blanc., Maison : Hauteur 140 cm, largeur 125 cm.  Diamètre du cercle : 230 cm. - Ours : Hauteur 82 cm, largeur 105 cm. Diamètre du cercle : 155 cm. , Photo : Joanie Lévesque

Sept ours

2000

Il s’agit d’un polyptyque constitué d’un monolithe central et de 3 éléments modulaires en gravitation »

Trois ours, 2000, Bois, cuivre, aluminium, 210 cm x 155 cm (chaque élément), Photo : Michel Saulnier

Trois ours

2000

L’œuvre est un triptyque, l’ensemble occupe la majeure partie du mur. »